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Sommaire: SUD : quezaco ?Pour nous, le syndicat est une structure regroupant les salarié-es sans distinction religieuse, politique ou ethnique qui permet de s'organiser à la base et de mener la lutte selon les choix des individus regroupés en collectifs et non selon des directives données par des apparatchik syndicaux (en d'autre termes, du bas vers le haut et non du haut vers le bas). Nous pensons qu’un syndicaliste à plus sa place au milieu des salarié-es que dans les bureaux des syndicats. Comment être défendu par des personnes qui ne travaillent plus ? L'institutionnalisation du syndicalisme a favorisé une rupture des relations de proximité entre salarié-es et syndicats. Les militant-es sont devenu-es des professionne-lles du syndicalisme, et peu à peu, la défense de leur organisation à pris le pas sur celle des salarié-es. C’est pourquoi SUD s'est doté de structures légères et réactives, en limitant les intermédiaires entre les organisations de terrain et les instances de coordination. Ce qui permet à la base de réellement diriger son syndicat et de l’orienter sur les luttes qui lui semblent primordiales. SUD fait parti de l’Union Syndicale Solidaires, qui est notre relais interprofessionnel où avec les autres SUD ( Rail, Santé-Sociaux, Métallurgie, Culture…), avec le SNUI (Impôts), avec d'autres, nous construisons un outil de lutte et de réflexion, un outil d'action et de confrontation d'expériences. Les problèmes communs (retraites, protection sociale, réduction du temps de travail, salaires et conditions de travail, …) sont nombreux et justifient un renforcement du travail interprofessionnel. Un syndicalisme de lutte, un syndicalisme à la fois radical dans sa critique de la société actuelle et pragmatique dans sa relation au monde, un syndicalisme engagé dans les mouvements sociaux aux côtés de tous les sans-droits (logements, papiers…) mais aussi un syndicalisme intercatégoriel qui refuse les corporatismes hérités du fonctionnement de notre société qui divise les salarié-es pour mieux les exploiter. En résumé SUD c’est d’abord le constat que le syndicalisme conciliant qui se satisfait des miettes lancées par le patronat ne permet jamais de négocier d’égal à égal avec des directions patronales toujours plus arrogantes et plus vindicatives à rogner sur nos acquis. Nous ne faisons pas de notre existence une fin en soi. Au contraire, nous entendons nous développer comme outil syndical exclusivement au service des salarié(e)s. S comme
solidaire Solidaire : Car c'est ensemble que nous réussirons à faire bouger la société, à recréer un lien social entre tous les salariés (publiques ou privés) ; ce lien, qui aurait plutôt tendance actuellement, à se morceler au profit d'un individualisme forcené. C'est ensemble que nous défendrons les intérêts collectifs des salariés (salaires, conditions de travail, évolution de carrière etc...) et que nous nous impliquerons dans la lutte contre les problèmes sociaux (précarité, chômage, racisme etc...). Unitaire : parce que l'unité est l'outil essentiel de l'action. Elle permet de créer un rapport de force afin de donner un poids considérable aux revendications communes des salariés. Cette identité d'intérêts n'exclut pas les différences d'idées entre les personnes, mais la force d'un mouvement ne vient certainement pas des divisions syndicales. Démocratique : car c'est à partir des idées de chacun et chacune, suscitées lors de débats, qu'émergent les projets collectifs et les revendications. On ne fait pas à la place des salariés, mais on fait avec les salariés. Chaque salarié doit être l'acteur du changement de ses conditions de vie.
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Chaque adhérent a la garantie qu'il peut défendre librement son point de vue sur les questions intéressant la vie et le développement du syndicat. C’est dans ce sens qu’une liste de diffusion (par mail) et des réunions de section (périodicité : en fonction des sections) et des Assemblée Générale nationales (périodicité : tous les 6 mois) existent. Le syndicat est l'émanation des sections syndicales. Il ne procède pas d'un fonctionnement pyramidal du haut vers le bas. Ce qui signifie que les sections ont une large autonomie dans le cadre des orientations du syndicat. Ce sont elles qui suivent les problèmes locaux et revendicatifs, choisissent les délégués syndicaux et les candidats aux élections professionnelles (DP, CE...). Toutes les sections, petites ou grandes, sont parties prenantes des décisions. Il s'agit de mieux s'organiser pour mieux agir ensemble et éviter les phénomènes d'institutionnalisation de délégation de pouvoir, de dirigeant(e)s coupé(e)s de la base que connaissent trop souvent les grandes confédérations.
C'est pour cela que Sud B2S et filiales n’est pas un syndicat de site où l’équipe syndicale d’un site n’a aucune information sur ce que font les autres équipes syndicales de l’entreprise. Du Mans à Chalon en passant par Paris, être syndiqué SUD c’est appartenir à un même et unique syndicat. Cela permet à chacun d’être au courant de la vie de l’entreprise dans son ensemble ce qui est primordial puisque tout se décide au niveau de la holding. Notre force réside aussi dans les relations étroites entre nos équipes syndicales de différents sites. L’aide que nous nous apportons et notre unité nous permet sans problème de coordonner nos tracts, les grèves… Comme nous l’avons démontré pendant la grande grève de Ceritex en Janvier 2005. Aujourd’hui, nous continuons de penser que seul un syndicat fort peut faire avancer les choses au sein de B2S. Sud a toujours défendu tous les salariés sans concession, essayant toujours d’instaurer le meilleur rapport de force pour défendre nos droits et en acquérir de nouveaux, publiant régulièrement des tracts et un journal (Protestataires de Service) pour informer les salariés et faire valoir nos points de vue. Retour L'Union Syndicale SolidairesL’Union syndicale Solidaires, constituée à partir de dix syndicats autonomes, non-confédérés, regroupe actuellement trente-neuf fédérations ou syndicats nationaux, soient plus de 90 000 membres.. Elle est présente dans près de quatre-vingt départements à travers des structures interprofessionnelles locales. Un outil interprofessionnel différent, au service de toutes celles et de tous ceux qui se reconnaissent dans un syndicalisme de lutte et de contre-pouvoir, liant défense quotidienne des salariéEs et transformation de la société.
L’Union syndicale Solidaires met en œuvre un fonctionnement original : au consensus, basé sur la recherche constante de ce qui unit plutôt que de ce qui divise. Il s’agit de mieux s’organiser pour mieux agir ensemble et éviter les phénomènes d’institutionnalisation, de délégation de pouvoir, d’experts, de superstructures que connaissent trop souvent les grandes confédérations. Ainsi, lors des votes, chaque organisation membre, quelle que soit sa taille, dispose d’une seule voix et peut exercer un droit de veto motivé.
C’est une autre façon de vivre les structures inter professionnelles : en ce sens, l’Union syndicale Solidaires entend participer à la rénovation du syndicalisme pour redonner aux salariés le goût de l’action collective. L’Union syndicale Solidaires a l’ambition de favoriser l’unité d’action et les convergences avec toutes les forces syndicales qui s’opposent au libéralisme. Cela doit passer par des débats ouverts, à tous les niveaux, partant des préoccupations et des revendications des travailleur(se)s. « Un syndicalisme de terrain, de proposition et d’action est un élément déterminant pour améliorer la situation au quotidien et pour participer à l’élaboration d’une autre logique économique et sociale mettant fin au libéralisme. » Défendre efficacement les travailleurs, c’est agir sur l’ensemble des facteurs qui déterminent leurs conditions d’existence et favoriser la construction de rapports de forces aptes à imposer d’autres choix économiques et sociaux favorables aux salariés, chômeurs, précaires... Agir localement contre les décisions patronales ou gouvernementales ne peut suffire si, dans le même temps, rien n’est fait pour s’attaquer aux causes premières qui font que ces décisions sont prises. Notre syndicalisme ne s’arrête pas à la porte des lieux de travail et s’inscrit pleinement dans un mouvement de résistance altermondialiste, dont l’importance et l’impact ont déjà permis d’ouvrir des brèches dans l’idéologie libérale.
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